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    <title><![CDATA[blednet (Mémoire)]]></title>
    <link>http://www.blednet.com/categorie-1239668.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Mémoire&quot; du blog &quot;blednet&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Sun, 12 Feb 2012 03:03:36 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Sun, 12 Feb 2012 03:03:36 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.blednet.com</copyright>            <category>Mémoire</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Une place baptisée Emir Abdelkader à Caracas]]></title>
        <link>http://www.blednet.com/article-une-place-baptisee-emir-abdelkader-a-caracas-97311332.html</link>        <description><![CDATA[<h1 style=
  "position: relative; font-size: 30px; color: #22427c; font-family: 'Lucida Sans', 'Lucida Grande', 'Lucida Sans Unicode', Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; background-color: #ffffff; padding: 0px; margin: 0px;">
  </h1>
  <p style="text-align: center;">
    Caracas (Venezuela). Une place baptisée Emir Abdelkader
  </p>
  <h2 id="chapo" style="position: relative; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; font-size: 14px; line-height: 1.5em; color: #333333; padding: 0px;"></h2>
  <p style="text-align: justify;">
    Caracas, capitale du Venezuela, comptera, à partir du 23 janvier, une place baptisée du nom de l’Emir Abdelkader après l’érection d’une statue en son honneur, a-t-on appris auprès de la Fondation
    Emir Abdelkader.
  </p>
  <div id="texte" class="texte" style="position: relative; color: #333333; margin-bottom: 20px; font-size: 12px; font-weight: normal;">
    <p style="position: relative; line-height: 1.5em; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; text-align: justify;">
      Une plaque sur laquelle est gravé un aperçu de la vie de l’Emir Abdelkader sera apposée à côté de la statue, lors d’une cérémonie à laquelle assisteront des responsables des deux pays, a
      déclaré à l’APS Mohamed Boutaleb, président de la Fondation. Pour M. Boutaleb, il s’agit «d’un événement d’une portée hautement symbolique qui traduit la nature des relations positives unissant
      l’Algérie et le Venezuela qui se rapprochent de par leurs valeurs historiques communes», en dépit des milliers de kilomètres qui les séparent.
    </p>
    <p style="position: relative; line-height: 1.5em; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; text-align: justify;">
      Fondateur de l’Etat algérien moderne et figure emblématique de la lutte pour la libération du pays, l’Emir Abdelkader (1808-1883) était à la tête d’une vaste résistance populaire dans l’ouest
      de l’Algérie jusqu’au Titteri (Médéa). L’Algérie, rappelle-t-on, avait inauguré, en 2009 à Bab El Oued, (Alger) une stèle commémorative en hommage au libérateur du Venezuela, de la Colombie, de
      l’Equateur et de la Bolivie, Simon Bolivar. Militaire et homme politique sud-américain, Simon Bolivar (1783-1830) participa de manière décisive à l’indépendance de la Bolivie, de la Colombie,
      de l’Equateur, du Panama, du Pérou et du Venezuela.
    </p>
  </div>
  <h5 class="signature" style="position: relative; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 20px; margin-left: 0px; color: #ea3a00; font-size: 10px; padding: 0px;">
    APS
  </h5>]]></description>
        <pubDate>Tue, 17 Jan 2012 17:18:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">5ece68bbcf8c8b023bc027b695fe23e3</guid>
                <category>Mémoire</category>        <comments>http://www.blednet.com/article-une-place-baptisee-emir-abdelkader-a-caracas-97311332-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La nuit noire du 17 octobre 1961]]></title>
        <link>http://www.blednet.com/article-la-nuit-noire-du-17-octobre-1961-86641562.html</link>        <description><![CDATA[<div id="b151812" class="blocewm bloc_coretext media_" style="text-align: justify;">
    <h2 style="text-align: center;">
      <span style="font-size: 18pt; color: #ff0000;">La nuit noire du 17 octobre 1961</span>
    </h2>
    <p style="text-align: center;">
      <span style="font-size: 18pt; color: #ff0000;">&nbsp;</span>Le massacre, l'histoire et les blessures
    </p>
    <p style="text-align: center;">
      &nbsp; <span class="info_date">14.10.2011</span> par Pascal Priestley
    </p>
    <div class="content">
      <div class="info">
        <span class="info_wrap"><span class="info_signature">&nbsp;</span></span>
        <div style="text-align: center;">
          <span class="info_wrap"><span class="info_signature"><br></span></span>
        </div>
        <div>
          Il est un peu plus de 21 h ce mardi d’octobre, et il pleut sur les Grands boulevards. Journaliste à l’Express, Jacques <span class="SpellE">Derogy</span> couvre pour son hebdomadaire la
          manifestation des Algériens contre le couvre-feu qu'on veut leur imposer. Ils ne sont guère plus de deux mille à avoir pu atteindre cet axe. La plupart ont été arrêtés à la sortie du
          métro.<br>
          Ceux qui sont parvenus à se rassembler crient « <em>Algérie algérienne</em> ! », « <em>levez le couvre-feu !</em> » ou encore « <em>libérez Ben <span class="SpellE">Bella</span> !</em>».
          Aucune menace dans ce maigre cortège. Récit de <span class="SpellE">Derogy</span> : « <span class="GramE"><em>A</em></span> <em>21 h. 40, des cars de police et de C.R.S. viennent doubler le
          cortège sur sa gauche en faisant hurler leurs sirènes qui couvrent un moment les cris des manifestants. Ils stoppent au carrefour des boulevards Montmartre et <span class=
          "SpellE">Bonne-Nouvelle</span>, et les policiers casqués, pistolet et mitraillette au poing ou crosse en <a id="_GPLITA_1" style=
          "color: green; text-decoration: none; border-bottom: 3px double currentcolor;" name="_GPLITA_1" href="#">avant</a>, chargent une première fois devant le cinéma le <span class=
          "SpellE">Rex</span> (…) quand claquent les premières détonations.</em><br>
          <em>J'ignore s'il s'agit de grenades ou de coups de feu, mais en traversant la chaussée, je vois tirer d'un car de la préfecture en direction de la terrasse du café-tabac du
          Gymnase<span class="GramE">.(</span>…) C'est le chauffeur du car qui, pris de panique, a ouvert le feu. Deux corps en l'air me dit quelqu'un. Mais d'autres policiers tirent maintenant à
          leur tour, je compte plus d'une vingtaine de détonations. (…)</em><br>
          <em>Des gens courent en tous sens en hurlant. Dans le désordre qui règne sur le trottoir, j'aperçois sept corps allongés à la terrasse du café, parmi des chaussures, des bérets, des
          chapeaux et des vêtements, au milieu de flaques d'eau et de sang. Deux Algériens sont couchés sur le côté, inertes, an pied d'un arbre. Ils ont l'air de saigner d'un peu partout. A trois
          mètres, autour d'une table du bistrot, cinq autres corps sont entassés les uns sur les autres. Deux d'entre eux râlent doucement. - Ils l'avaient bien cherché, dit quelqu'un.</em> ».
        </div>
      </div>
    </div>
  </div>
  <div id="b151807" class="blocewm bloc_coretext media_" style="text-align: justify;">
    <div class="content">
      <div class="info">
        <div>
          <strong>Le Contexte</strong><br>
          <br>
          Les événements du 17 octobre 1961 surviennent sept ans après le début de la guerre d’Algérie, cinq mois seulement avant son terme officiel scellé par les accords d’Evian du 18 mars 1962.
          Sur le terrain, les combats se poursuivent mais son issue - l’indépendance - ne fait plus beaucoup de doute. L’autodétermination de l’Algérie a été approuvée par les Français lors du
          référendum du 6 janvier 1961. Le coup d’État d’un « quarteron de généraux » jusqu’au-boutistes a échoué six mois plus tôt et De Gaulle a chargé le ministre d’État <a id="_GPLITA_0" style=
          "color: green; text-decoration: none; border-bottom: 3px double currentcolor;" name="_GPLITA_0" href="#">Louis</a> Joxe d’engager des pourparlers en ce sens avec le FLN. Des deux côtés,
          pourtant, l’homme de la rue comme le combattant ignore ces tractations et le conflit semble s’éterniser. Il se déroule aussi à Paris, enjeu pour tous.<br>
          <br>
          350 000 Algériens vivent en ce qui est encore la « métropole », fortement structurés par les organisations nationalistes. Après des années de lutte fratricide sanglante (près de 4000 morts
          sur le sol français), l’insurrectionnel Front de Libération Nationale (F.L.N.) y a imposé son hégémonie au détriment du Mouvement National Algérien (M.N.A., fondé par le leader historique
          <span class="SpellE">Messali</span> Hadj). Doté dans la capitale d’un solide appareil militaire, il est l’ennemi d’une police peu sensible aux péripéties diplomatiques.
        </div>
      </div>
      <div>
        <div>
          A sa tête, à Paris, depuis 1958 : Maurice Papon, Préfet de Police, dont le zèle au service de la déportation de Juifs sous l’occupation allemande est alors peu connu. Grâce au Premier
          ministre Michel Debré, celui-ci peut s’appuyer depuis quelques mois sur un nouveau et redoutable corps de supplétifs, les Forces de Police Auxiliaires (F.P.A.). Composées de « volontaires
          musulmans » natifs d’Algérie celles-ci se signalent par leurs exactions, leur pratique usuelle d’arrestations, détentions arbitraires et l’usage de la torture.<br>
          Ses méthodes en viennent à inquiéter le Garde des Sceaux Edmond Michelet qui s’en émeut mais Michel Debré tranche en faveur de son préfet. C’est Michelet qui est démis.<br>
          <br>
          Contre cette quasi-milice qui parvient à lui infliger des revers problématiques, le F.L.N. mène une guerre de commandos et d’attentats qui touche également les forces de l’ordre «
          classiques » (27 morts et 76 blessés entre le 1<sup>er</sup> janvier et le 17 octobre 1961 selon l’historien Jean-Paul Brunet) avec une augmentation en septembre. L’exaspération et une
          psychose teintée de racisme se développent alors dans les rangs policiers, nullement contrée par la hiérarchie : « <em>pour un coup donné, nous en porterons dix</em>», dit publiquement
          Papon le 3 octobre aux obsèques d’un brigadier. Les sévices de différentes natures se généralisent, de la destruction d’effet ou de papiers au passage à tabac, sans exclure le meurtre.<br>
          <br>
          C’est dans ce contexte d’extrême tension que la préfecture de Police décrète, le 5 octobre, un couvre feu de fait « conseillant » aux « <em>travailleurs algériens de s’abstenir de circuler
          la nuit dans les rues de Paris</em> ». Malgré son habillage (le terme « conseil » s’explique par le fait que les natifs d’Algérie étant français, ils ne peuvent légalement faire l’objet
          d’un traitement spécifique), le caractère à la fois menaçant et discriminatoire de la mesure ne fait aucun doute et c’est ainsi qu’elle est dénoncée notamment par le Parti communiste, le
          MRP (centre droit), différentes associations ou personnalités. Le FLN, lui, décide de riposter par le boycott du couvre-feu et par une manifestation. Elle aura lieu le 17 octobre.
        </div>
      </div>
      <div>
        <div>
          <strong>La Manifestation</strong><br>
          <br>
          Pour déjouer la police, l’appel n’est diffusé dans la population algérienne que le jour même. Selon les consignes de l’organisation, tous les Algériens de la région parisienne doivent y
          participer mais la manifestation doit rester pacifique : « <em>interdiction</em>, précise l’appel, <em>de prendre une arme avec soi quelle qu’elle soit (couteau…)</em> ; <em>ne répondre à
          aucune provocation</em> ».<br>
          <br>
          Dans l’après midi du 17 octobre, de 25 à 30 000 Algériens venus pour beaucoup des bidonvilles de banlieue, souvent endimanchés, convergent vers plusieurs points de rassemblements prévus par
          le FLN : Pont de Neuilly – Etoile ; Grands Boulevards ; Saint Michel. Averti quelques heures plus tôt, un dispositif policier inégalement préparé mais déterminé – avec ses supplétifs – les
          y attend. La manifestation est interdite.<br>
          <br>
          Le contact est immédiatement très brutal. Un peu partout, les forces de l’ordre embarquent, lorsqu’elles le peuvent, les protestataires avant qu’ils ne se soient rassemblés. Là où des
          cortèges parviennent à se former, ils sont réprimés avec une extrême violence par une police déchaînée qui fait usage de matraques mais aussi, en de multiples reprises, d’armes à feu. Sur
          les grands boulevards, les protestataires qui avaient pu se réunir place de la République se heurtent à deux compagnies de CRS devant le cinéma Rex. Des coups de feu sont tirés d’un car de
          police, comme en témoigne le récit de Jacques <span class="SpellE">Derogy</span>. Les affrontements laissent derrière eux une chaussée jonchée de débris, de chaussures abandonnées, de
          flaques de sang et de blessés.
        </div>
      </div>
      <div>
        <div>
          Dans le quartier latin ou un autre rassemblement avait pu se former, les policiers encerclent les manifestants avant de les charger et frapper. Un certain nombre d’entre eux se jette dans
          la Seine depuis le Pont Saint-Michel pour échapper à leurs coups. Beaucoup ne savent pas nager. Selon des témoignages, d’autres sont jetés froidement à l’eau par des policiers.<br>
          <br>
          De 17 heures à minuit, près de 7000 Algériens sont conduits au Palais des Sports dans des conditions inhumaines de transports où certains périssent très vraisemblablement. Dans les heures
          suivantes, 2600 autres sont emmenés au Stade Pierre de Coubertin après passages dans des commissariats de quartier. 1200 sont « accueillis » dans la cour de la Préfecture où ils sont, selon
          les dires d’un syndicaliste policier, soumis à des traitements « <em>indéfendables</em> ». Des témoins (personnel social ou soignant, appelés du contingent) parleront de « vision d’horreur
          » dans les différents sites de détention. Des corps sont vus dériver dans la Seine. Si le bilan total de la nuit demeure controversé (voir plus bas), des dizaines de victimes, au moins,
          seront dénombrées.<br>
          <br>
          Maurice Papon publie dans la nuit un communiqué indiquant qu’une manifestation imposée par le FLN à la population algérienne a été « dispersée ». Il fait état de deux morts et plusieurs
          blessés, la police ayant dû riposter à des coups de feu. « <em>Une dizaine de gardiens</em> », précise t-il, ont été « <em>conduits à la maison de santé</em> ». Il n’y a donc pas eu de
          victimes de ce côté.
        </div>
      </div>
      <div>
        <div>
          <strong>Les réactions</strong><br>
          <br>
          On a affirmé ultérieurement à tort que les exactions du 17 octobre ont été enveloppées de silence. Si les premiers récits des grands médias reflètent, dans l’ensemble, la version de la
          Préfecture (radios et télévisions, notamment, dans les mains du pouvoir et soumises à la censure), de nombreuses voix dissonantes se font entendre les jours suivants.<br>
          <br>
          Dès le 18 octobre, le bureau politique du Parti communiste (alors premier parti de gauche) dénonce les « <em>sanglants événements »</em> de la veille<em>. L’Humanité, Libération</em> (de
          gauche, sans rapport avec le quotidien actuel homonyme), <em>Témoignage Chrétien</em>, <em>les Temps modernes</em>, <em>l’Express</em>, <em>France Observateur</em> (ancêtre du <em>Nouvel
          Observateur</em>) décrivent la violence de la répression et en évoquent un bilan bien plus lourd. <em>Le Monde</em>, <em>le Figaro,</em> après avoir adhéré à la thèse officielle imputant
          les incidents au terrorisme du F.L.N. s’en détachent par la suite. <em>France Soir</em> relate l’arrestation d’ « <em>une trentaine d’Algériens</em> » : « <em>Roués de coups, ils sont jetés
          dans la Seine, du haut d’un pont, par les policiers. Une quinzaine d’entre eux sont coulés</em> ».<br>
          <br>
          Un meeting de protestation regroupant diverses sensibilités est organisé à la Mutualité. Au Conseil de Paris qui se tient à la fin du mois, l’ancien résistant et journaliste Claude Bourdet,
          Compagnon de la Libération demande au Préfet s’il est vrai que cent cinquante cadavres ont été repêchés dans la Seine. Maurice Papon lui répond « <em>la police a fait ce qu’elle avait à
          faire</em> ». Eugène Claudius-Petit à l’Assemblée Nationale, Gaston Deferre au Sénat <span class="GramE">interpellent</span> le ministre de l’Intérieur Roger Frey qui réplique en dénonçant
          les « <em>rumeurs odieuses</em> » et les « <em>campagnes de dénigrement</em> ». Ni De Gaulle, ni son Premier ministre Michel Debré n’évoqueront en revanche jamais ce sujet.
        </div>
      </div>
      <div>
        <div>
          <strong>La controverse du bilan</strong><br>
          <br>
          Malgré la tentative de certains parlementaires, aucune commission d’enquête n’a finalement vu le jour au lendemain des faits, le gouvernement se retranchant derrière des arguments de
          procédure. Peu crédible, le bilan initial de la préfecture de deux morts est réévalué lors d’une question au Sénat à six morts et cent trente-six blessés. Le FLN, lui, parlera plus tard de
          centaines de morts mais n’en a jamais publié la liste.<br>
          <br>
          Depuis une vingtaine d’années, différents ouvrages de commémoration ou travaux de recherche sont venus revisiter le drame, tout en l’éclairant sous des jours divergents. Auteur de « <em>La
          bataille de Paris</em> » (Le Seuil 1991), l’écrivain Jean-Luc Einaudi évoque un bilan de 246 morts mais ce chiffre semble inclure en majorité des décès antérieurs au 17 octobre. Il sera
          contesté par les travaux de l’historien Jean-Paul Brunet (« <em>Police contre FLN. Le drame d'octobre 1961 »</em>, Flammarion, 1999) <span class="citation">qui, ayant eu accès aux archives
          officielles, évalue pour sa part à 30 à 50 morts les décès directement imputables à la répression policière du 17 octobre. Cette estimation rejoint à peu près celle du haut magistrat</span>
          Jean <span class="SpellE">Geronimi</span>, chargé en 1999 par la Garde des Sceaux Elisabeth Guigou d’un rapport officiel (<span class="SpellE">Geronimi</span> précise qu’il s’agit d’une
          évaluation minimale)<br>
          <br>
          Cette controverse dans laquelle la révision (à la baisse, cette fois) du nombre de victimes n’atténue pas fondamentalement le crime d’État de toute façon avéré peut paraître moralement
          déplacée. Elle est aussi le reflet d’implications, de rapports aux faits et d’analyses différents des uns et des autres.<br>
          <span class="citation">Sans nier la gravité des crimes de la nuit sanglante, Brunet</span> voit dans le gonflement des chiffres l’expression d’ « <em>un <span class="citation">mythe forgé
          pour les besoins d’une cause militante</span></em> <span class="citation">». Certaines dérives vont dans son sens. Publié cette année à Alger, un ouvrage commémoratif destiné au grand
          public algérien établit ainsi le bilan du 17 octobre à «<em>des dizaines de milliers de morts</em> » (<span class="SpellE">Benoucef</span> Abbas <span class="SpellE">Kebir</span>, « <em>17
          octobre 61</em> », éditions <span class="SpellE">Dalimen</span>)… La bataille mémorielle succède au silence.</span>
        </div>
        <div>
          <strong>Mémoires blessées</strong><br>
          <br>
          Si les événements du 17 octobre ont, sur le moment, <span class="GramE">provoqué</span> une émotion considérable bien au-delà de la gauche militante, d’autres faits, dans cet hiver 61-62,
          viendront vite recouvrir le massacre d’Algériens anonymes. Le 8 février, huit français manifestant pour la « paix en Algérie » trouvent la mort au métro Charonne, écrasés sous des grilles
          jetées par la police. Cette tuerie, si l’on ose dire, « moindre » frappera d’avantage la gauche française, directement atteinte et occultera d’autant plus le souvenir de cette nuit qu’elle
          est suivie de peu par les accords d’Évian (mars 1962, confirmés en mai par référendum) et la fin de la guerre. Une amnistie générale est décrétée qui sera aussi dans les faits et durant
          bien des années une amnésie générale, de laquelle émergent pour l’essentiel quelques épisodes majeurs impliquant surtout des protagonistes français.<br>
          <br>
          En 1980, le quotidien <em>Libération</em> (celui fondé en 1973) consacre au récit de la nuit d’octobre sa pleine « une » et un dossier fourni (sous la plume de Jean-Louis <span class=
          "SpellE">Péninou</span>) contribuant considérablement à faire découvrir le drame à une nouvelle génération qui en ignorait généralement l’existence. Il est suivi par de nombreuses autres
          publications dont celle, en 1991 du livre de Jean-Luc Einaudi (« <em>La bataille de Paris</em> », op. cit.). Ce dernier témoignera en 1997 dans le procès de Maurice Papon. Si celui-ci se
          tient pour des faits sans rapports (sa complicité dans la déportation de juifs sous l’occupation), il permet d’évoquer de façon connexe mais largement médiatisée l’action du Préfet de
          Police de 1961.<br>
          <br>
          Le gouvernement socialiste de Lionel Jospin fait alors réaliser deux rapports officiels, le premier par le conseiller d’État Dieudonné <span class="SpellE">Mandelkern</span>, le second par
          le haut magistrat Jean <span class="SpellE">Géronimi</span>. L’un et l’autre arrivant cependant (comme plus tôt l’historien indépendant Brunet, <em>op. cit.</em>) à des conclusions
          accablantes mais quantitativement très inférieures aux « centaines de victimes » qui prévalent désormais dans les cercles militants et régulièrement reprises dans la presse, ils sont
          largement <a href=
          "http://www.liberation.fr/societe/0101247122-17-octobre-1961-bilan-provisoire-deja-conteste-le-rapport-mandelkern-conclut-a-plusieurs-dizaines-d-algeriens-tues">ignorés</a> ou dénoncés
          comme <a href="http://17octobre1961.free.fr/pages/Histoire.htm#memoire" target="_blank">négationnistes</a>.<br>
          <br>
          Pour les associations ou personnalités défendant la mémoire des victimes, le sentiment d’injustice et de non-reconnaissance demeure donc le plus souvent intact. Il est accru par le fait que
          l’État français, indépendamment de la controverse sur son ampleur, ne s’est jamais solennellement prononcé sur ce crime avéré. Seule une plaque, posée par la Mairie de Paris et fleurie
          chaque année vient rappeler leur mémoire. Elle se trouve sur le quai Saint Michel, face à la Seine.
        </div>
      </div>
    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sun, 16 Oct 2011 16:14:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">62982d885f0e5aacbf851923af13c74b</guid>
                <category>Mémoire</category>        <comments>http://www.blednet.com/article-la-nuit-noire-du-17-octobre-1961-86641562-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[L’Émir Abdelkader ne s’est pas rendu, il a été trahi]]></title>
        <link>http://www.blednet.com/article-28958060.html</link>        <description><![CDATA[<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="font-family: Calibri;"><b><span style=
    "font-size: 12pt; color: black; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR-CA;">Liberté&nbsp;: L’Algérie profonde</span></b>
    <b><em><span style="font-size: 12pt; color: #999999; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR-CA;">(Jeudi 12 Mars
    2009)</span></em></b></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;">
    <span style="font-size: 12pt; color: black; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR-CA;"><span style=
    "font-family: Calibri;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: center;" align="center">
    <b><span style="font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR-CA;"><span style="color: #ff0000;">SON ARRIÈRE-PETIT-FILS L’A
    CONFIRMÉ À HAMMAM BOU HADJAR</span></span></b>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: center;" align="center">
    <b><span style="font-size: 12pt; color: #003377; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: Arial; mso-fareast-language: FR-CA;"><span style="font-family: Calibri;">“L’Émir
    Abdelkader ne s’est pas rendu, il a été trahi”</span></span></b>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; color: black; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR-CA;"><span style=
    "font-family: Calibri;">Par : M. LARADJ</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: justify;">
    <span style="font-family: Calibri;"><span style=
    "font-size: 12pt; color: black; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR-CA; mso-bidi-font-weight: bold;">Lors d’une
    conférence régionale qui s’est tenue récemment au Centre des moudjahidine de Hammam Bou Hadjar et consacrée à un pan de l’histoire sur la résistance nationale menée par l’Émir Abdelkader, le Pr
    Boutaleb Chamyl</span><span style="font-size: 12pt; color: black; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR-CA;">, président de
    la fondation Émir-Abdelkader et arrière-petit-fils de l’Émir a devant un parterre composé de personnalités, historiens et autres universitaires venus de plusieurs wilayas de l’ouest du pays,
    rappelé avec forces détails le moment historique des négociations menées par l’Émir avec le général Lamoricière et ce, après avoir été trahi par l’occupant français.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; line-height: normal; text-align: justify; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;">
    <span style="font-size: 12pt; color: black; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR-CA;"><span style=
    "font-family: Calibri;">“Nous détenons la lettre écrite par l’Émir et adressée à Larmoricière. Nous l’avons eue très difficilement depuis quelque temps”, affirmera le Pr Chamyl en rappelant “les
    quatre conditions posées par l’Émir pour l’arrêt des hostilités et qui furent acceptées par son négociant. Il a demandé à partir à Alexandrie ou à St-Jean d’Arc, de connaître le sort réservé à
    son lieutenant et bras droit Bouhmidi, de permettre à tous ceux parmi les résistants qui le veulent de le suivre sans en limiter le nombre et enfin de prendre tous les biens. Selon le
    conférencier le livre écrit sur l’Émir ne mentionne pas qu’il y eût des négociations sur l’arrêt des hostilités le 23 décembre 1847 du côté de Ghazaouet à 5 km du lieu de la bataille de Sidi
    Brahim laquelle avait eu lieu du 23 au 26 septembre 1845 c’est-à-dire deux ans auparavant. C’est un endroit qui s’appelle Sidi Tahar. L’Émir était rentré du Maroc le 19 décembre
    1847.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; line-height: normal; text-align: justify; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;">
    <span style="font-size: 12pt; color: black; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR-CA;"><span style=
    "font-family: Calibri;">Les hommes de l’Émir se seront mis à l’évidence qu’ils ne pourront jamais battre la France. L’Émir a mis tout ce temps pour qu’il entre dans la mémoire collective l’esprit
    de la résistance. Aucune force ne pouvait faire sortir la France, première puissance militaire du moment. C’était impossible de la faire sortir. L’Émir l’avait compris. Les Français aussi, ils
    ont compris. Le général De Neveu a informé ses chefs que la tactique de l’Émir c’est d’aller vers l’usure. Le Maroc avait massé 155 000 homme contre lui contre 125 000 du côté français. Si la
    France qui avait 125 000 hommes savait que l’Émir avait 1 200 hommes, elle n’aurait pas signé l’accord d’armistice, puisqu’en face il y a un ennemi faible. Il a écrit la même lettre au Duc
    Daumal, gouverneur d’Algérie, fils du roi de France en l’informant qu’il a accepté les conditions posées par l’Émir et qu’il lui a promis qu’il partira à Saint-Jean d’Arc. Quand le roi de France
    apprit la décision portant sur l’arrêt du combat, il était tout content car pour lui la guerre est finie.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt; line-height: normal; text-align: justify; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;">
    <span style="font-size: 12pt; color: black; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR-CA;"><span style=
    "font-family: Calibri;">Il appelle le maréchal Guisot, ministre de la Guerre, pour lui dire que la guerre est finie avec l’Émir. Guisot n’était pas content en répondant : "Sir, vous ne l’avait
    pas tué vous ne l’avait pas capturé et il vient de remporter un armistice. C’est une défaite pour la France. Il faut le détourner de la France et on annonce qu’il s’est rendu”, dira Guisot à son
    roi."” Alors, Chamyl rappelle à l’assistance, “dans la lettre c’est écrit, l’Émir s’est rendu au rendez-vous fixé par Larmoricière. La lettre a été falsifiée puisqu’ils ont laissé la motion
    “s’est rendu” et ont effacé “au rendez-vous” alors que “par” a été remplacé par “a”. Le rendez-vous pour ramener l’Émir à Alexandrie a été fixé le 23 décembre 1847 sous un arbre qui existe
    toujours. Les Français ont même mis une plaque. L’Émir a fait la prière d’el asr à Sidi Brahim à 5 km de l’endroit où a été signé l’armistice (Sidi Tahar) ensuite ils sont rentrés à Ghazaouet à
    18 h où il a passé la nuit. Le lendemain, il a été transporté sur le Solon, un bateau qui traverse la côte pour l’Alexandrie. Or, le contre-ordre est venu. Le Solon est arrivé à Mers El Kebir
    sous le fallacieux prétexte qu’il y a eu un problème technique et qu’il fallait changer de bateau. Le 25, il est monté dans un autre bateau qui s’appelle l’Asmodée, un grand bateau qui traverse
    l’océan Atlantique. Donc, pour aller à Toulon, l’Émir a compris qu’il venait d’être trahi et la France, pays des droits de l’Homme a commis un parjure. Donc pour eux l’Emir s’est rendu, ceux qui
    ne connaissent pas l’histoire continuent de dire qu’il s’est rendu. Et c’est à nous de rectifier le tir”, enchaînera le petit-fils de l’émir Khaled. Ainsi, pour l’histoire, l’Émir Abdelkader a
    fait l’objet d’une falsification. Il faudrait que tout le monde, professeurs, historiens et journalistes s’impliquent pour rétablir les faits tels qu’ils se sont produits. De son côté Hadj
    Belhacen Bouhadjar alias Si Mourad, ex-officier de l’ALN, a dédié une photo inédite au Pr Chamyl Boutaleb où figurent côte à côte l’Émir Khaled, son bras droit et lieutenant Rabah Ahmed Belghoul
    et le roi Mohammed V. Pour rappel, Rabah Belghoul a été enterré dans l’anonymat le plus total au cimetière qui porte son nom avant la création du cimetière des chouhada. Ahmed Ben Bella demeure
    la seule personnalité qui s’est recueillie devant sa tombe après avoir quitté sa résidence surveillée.&nbsp; Il va sans dire qu’à ce jour aucune institution n‘a pris le nom de Rabah Belghoul. La
    fondation s’est engagée à réhabiliter cette personnalité et homme de confiance de l’Émir Khaled qui a travaillé dans l’ombre.&nbsp;</span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 12 Mar 2009 21:00:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">535450d73d05748ade208970a256c30b</guid>
                <category>Mémoire</category>        <comments>http://www.blednet.com/article-28958060-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Dictionnaire de l'Élite Maghrébine]]></title>
        <link>http://www.blednet.com/article-18253765.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: center; margin: 0cm 0cm 0pt;" align="center">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"><strong>Dictionnaire de l'Élite Maghrébine</strong></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center;" align="center">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span style=
    "color: #ff0000; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;"><span style="color: red; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;">Le 29 mars
    2008</span></span></strong></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center;" align="center">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="font-family: book antiqua,palatino;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>Liste
    incomplète&nbsp;</strong></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center;">
    <span style="font-family: book antiqua,palatino;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="font-size: 10pt;"><strong><span style=
    "color: #000000; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;"><span style="font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-size: 12.0pt;">Par&nbsp;: Omar
    A</span></span></strong></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-family: Times New Roman;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: book antiqua,palatino;"><span style="font-size: 10pt;"><b><span style=
    "color: #000000;">&nbsp;</span></b></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: Times New Roman;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style=
    "mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-language: EN-US; mso-fareast-theme-font: minor-latin;">Ghazzali, Nadia,</span></strong> <span style=
    "mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-language: EN-US; mso-fareast-theme-font: minor-latin;">Québec Canada, est professeure titulaire au</span> <span style=
    "mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-language: EN-US; mso-fareast-theme-font: minor-latin;"><a href="http://www.mat.ulaval.ca/" target="_blank"><span style=
    "color: windowtext; text-decoration: none; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-theme-font: major-fareast; text-underline: none;">Département de mathématiques et de statistique
    de l'Université Laval</span></a></span> <span style="mso-fareast-font-family: Calibri; mso-fareast-language: EN-US; mso-fareast-theme-font: minor-latin;">depuis 2003 et, titulaire de la Chaire
    CRSNG-Industrielle-Alliance pour les femmes en sciences et génie au Québec depuis 2006.</span> <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Kara, Nadjia</b> professeure au <span style=
    "mso-bidi-font-weight: bold;">Département de génie logiciel et des TI, à l’école des technologie supérieur (ETS). <strong>Bachir Halimi</strong></span>, informaticien et entrepreneur Québécois
    fondateur de la compagnie excendia. <strong>Benkreira Mohamed,</strong> handball, (…). <strong>Esma Aïmeur</strong>, professeure agrégée, faculté des arts et des sciences à l'Université de
    Montréal (…). <strong>Akhrif Ouassima</strong>, professeure titulaire à l'école de Technologie Supérieure. <span class="spellver1"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style=
    "font-style: normal; color: #000000; mso-themecolor: text1; mso-bidi-font-style: italic;"><span style="mso-bidi-font-style: italic;">Ziou</span></span></b></span><b style=
    "mso-bidi-font-weight: normal;">, Djemel</b>, vit et travaille a Sherbrooke, Qc, Canada, c’est un informaticien visionnaire, originaire d'Algérie. Il détient un Ph.D de l’Institut national
    polytechnique de Lorraine (INPL, France, 1991) et un bac de l’université d’Annaba. Il est professeur Titulaire de la Chaire CRSNG-Bell Canada en imagerie numérique personnelle au Département de
    mathématiques et d'informatique de la Faculté des sciences de l'université de Sherbrooke. <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Benyekhlef, <span style=
    "mso-bidi-font-style: italic;">Karim</span>, (Mtl, Qc) est professeur à la Faculté de droit de l'Université de Montréal depuis 1989 et, directeur du Centre de recherche en droit public depuis
    1990. Titulaire d'un <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">Ph.D</span> de l'université de Montréal en 1991(…).</b></span></span><span style="font-family: Times New Roman;"><span style=
    "font-size: 12pt;"><strong>Ziadi, Noura</strong> <em>Science du sol</em> Agriculture et Agroalimentaire Canada Centre de R&amp;D sur les sols et les grandes cultures..<strong>Akli Aït
    Abdellah</strong>, journaliste à Radio-Canada. <strong>Belgacem Rahmani</strong>, professeur à l'école des Hautes Études Commerciales de Montréal HEC. <strong>Sabsabi, Mohamad</strong> <em>Agent
    de recherche</em> Conseil national de recherches Canada Institut des matériaux industriel…<strong>Khali Rachid,</strong> professeur, sciences de la gestion à l'Université du Québec à
    Rouyn-Noranda en Abitibi-Témiscaminque (UQAT). <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Belkacemi, Khaled</b> Québec, Canada est Professeur et directeur de programme de <span style=
    "mso-bidi-font-weight: bold;">Maîtrise en génie agroalimentaire</span>, au Département des sols et de génie agroalimentaire. <strong>Ali Agougou</strong>, propriétaire de Miel Nature, docteur en
    biotechnologie.<strong>Taïeb Hafsi</strong>, originaire de Saida, Algérie, est un intellectuel, chercheur et brillant auteur. Il est professeur titulaire de la chaire Walter J. Somers de
    management stratégique international des organisations à l'École des Hautes Études Commerciales de Montréal. Ses recherches portent essentiellement sur la gestion stratégique des organisations
    complexes, les entreprises diversifiées, les entreprises dispersées géographiquement, les organisations à but non lucratif, les entreprises d'État et les gouvernements. <strong>Raffa,</strong>
    <strong>Touhami-Rachid</strong>, secrétariat au transport maritime, ministère des transports du Québec. <b>Cherkaoui, Omar</b> <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">Ph.D.</span> Professeur
    titulaire au département d’informatique, à la faculté des sciences de l’université du Québec à Montréal. <b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><strong>Abdelkader Kechad</strong></b>, ingénieur
    d'application informatique, animateur du site algeroweb.com. <strong>Fouad Fillali</strong>, propriétaire du restaurant le sénateur, il est le président de magicien sans frontières. <strong>Ahmed
    Aïna</strong>, président de Dialexia Communication. <strong>Mohamed El-Mohri</strong> co-président de Dialexia Communications. <strong>Omar Aktouf</strong>, professeur titulaire de management à
    l'école des Hautes Études. <strong>Mohamed Soulami,</strong> président de l'Association Interculturelle de l'Estrie (AIDE). <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style=
    "mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="mso-bidi-font-weight: normal;">Ahmed Mahadjiba</span></span></strong>, Président du Centre Culturel Algérien, (CCA). <strong>Mustapha Chelfi</strong>,
    journaliste, directeur du journal Alfa. <b>Belhassen-Maalaoui</b><span style="mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR-CA;">, <b>Amel,</b> <span style=
    "mso-bidi-font-weight: bold;"><span style="mso-bidi-font-weight: bold;">d’origine tunisienne, elle</span></span>détient, depuis 2003, un doctorat en sociologie de l’Université du Québec à
    Montréal (UQAM) où elle enseigne au Département de Sociologie, « Immigration, minorités ethniques, relations inter-ethniques</span>(…). <b>Derradji-Aouat Ahmed</b>,</span></span> <span style=
    "font-family: book antiqua,palatino;"><span style="color: #000000; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR-CA;"><span style=
    "font-family: Times New Roman;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="mso-ansi-language: FR;" lang="FR">St John’s, Terre-Neuve et Labrador, (canada). Brillant chercheur d’origine algérienne
    né a Constantine. <strong>Azzeddine STAMBOULI</strong>, Médecin d'origine algérienne établit aux États-Unis (Washington). Il a été chargé par l'Association Algéro-Américaine du grand Washington
    (AAAGW), d'accélérer les démarches pour l'hospitalisation du petit Mounib aux USA. Une mission qu'il a orchestrée avec beaucoup de succès.&nbsp;<strong>Ahmed BENSAADA</strong> a été honoré
    plusieurs fois pour ses excellentes méthodes d'enseignement. Au rythme d'une distinction tous les deux ans depuis 1996 à nos jours, il fait partie des enseignants les plus titrés au Québec ces
    dix dernières années. Il est le premier québécois issu de l'immigration&nbsp;a décroché dans son domaine le prix CHAPO depuis 1988. Pour l'année 2008 il a reçu trois distinctions dont deux prix,
    Chapo et Bravo.</span> <span class="noir111"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style=
    "font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; color: windowtext; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-ansi-font-size: 12.0pt;">Biskri, Ismail</span></b></span> <span class=
    "bleubottin">Professeur régulier -</span></span></span> <a href=
    "https://oraprdnt.uqtr.uquebec.ca/pls/public/botw001.afficher_fiche_secteur?owa_cd_secteur=1800&amp;owa_contexte=&amp;owa_apercu=O"><span style=
    "color: windowtext; text-decoration: none; mso-bidi-font-weight: bold; text-underline: none;"><span style="font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">Département de mathématiques et
    d'informatique</span></span></a> <span style="font-family: Times New Roman;"><span style="font-size: 12pt;"><span class="noir111"><span style=
    "font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; color: windowtext; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-ansi-font-size: 12.0pt;">de l’université du Québec de trois
    rivières.</span></span></span></span></span> <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp; <span style="color: #000000;"><span style=
    "mso-spacerun: yes;"><span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span></span></span></span></span></span><span style="mso-spacerun: yes;"><span style=
    "font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNoSpacing" style="text-align: justify; margin: auto 0cm;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"><strong><span style="mso-ansi-language: FR;" lang="FR">Adi</span></strong><em><b><span style=
    "mso-ansi-language: FR; mso-bidi-font-style: normal;" lang="FR">,</span></b></em></span></span> <span style="mso-ansi-language: FR;" lang="FR"><span style=
    "font-family: Times New Roman; font-size: 12pt;"><b style="mso-bidi-font-weight: normal;">Kamel</b>, cet algérien est un spécialiste de la sécurité informatique, responsable du laboratoire de
    Recherche en Sécurité Informatique (LRSI). Il enseigne, depuis 2001 au département d'informatique et d'ingénierie de l'Université du Québec en Outaouais, (Canada).&nbsp;&nbsp;<br></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="font-family: book antiqua,palatino;"><span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;"><span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center;" align="center">
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 30 Mar 2008 04:27:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">08f9f0faf5ea8a7f60c2c52d04844e2e</guid>
                <category>Mémoire</category>        <comments>http://www.blednet.com/article-18253765-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Ahmed Aïna]]></title>
        <link>http://www.blednet.com/article-17581134.html</link>        <description><![CDATA[<div style="line-height: normal" align="center">
    <strong><span style="font-size: 18pt; color: black; letter-spacing: 0.75pt"><font color="#FF0000">Ahmed Aïna, un pionnier</font></span></strong>
  </div>
  <div style="line-height: normal" align="center">
    <strong><span style="font-size: 18pt; color: black; letter-spacing: 0.75pt"><font color="#FF0000">de la technologie IPen Amérique du Nord</font></span></strong>
  </div>
  <div style="line-height: normal" align="center">
    <strong>&nbsp;</strong>
  </div>
  <div style="line-height: normal">
    <span style="font-size: 10pt; color: black; letter-spacing: 0.75pt">Par&nbsp;Hassan SERRAJI – RÉUSSIR ICI – 23.02.08</span>
  </div>
  <div style="line-height: normal">
    <strong>&nbsp;</strong>
  </div>
  <div style="line-height: normal" align="justify">
    <strong><span style="font-size: 12pt; color: #666666">A</span></strong><strong><span style="font-size: 12pt; color: black">hmed Aïna est un homme affable et doué dont la vie a été façonnée par sa
    passion pour le monde et sa bonne étoile. Brillant étudiant en économie, il est un véritable self-made-man qui a su très tôt surfer sur la vague des nouvelles technologies de l'information en
    essayant d'introduire le minitel au Québec avant de se lancer, avec son partenaire Mohamed El Mohri, dans celle de l'IP et de devancer des leaders mondiaux.</span></strong>
  </div>
  <div style="margin: 7.5pt 0cm; line-height: normal" align="justify">
    &nbsp;
  </div>
  <div style="margin: 7.5pt 0cm; line-height: normal" align="justify">
    <span style="font-size: 12pt; text-transform: uppercase; color: #c00000; letter-spacing: 0.75pt">Les gens qui vous connaissent bien disent de vous que vous êtes un homme qui aime les voyages et
    la découverte. Pourquoi?</span>
  </div>
  <div style="margin: 7.5pt 0cm; line-height: normal" align="justify">
    <span style="font-size: 12pt; color: black">Je suis de nature curieuse. En fait, depuis 1974, je visitais annuellement l'Europe pour travailler l'été afin de me faire de l'argent de poche et
    d'être autonome financièrement. C'est de là que m'est venue l'envie de découvrir le monde. À l'université en Algérie, j'avais un poster collé sur le mur de ma chambre et représentant un Mexicain
    avec un sombréro qui s'adresse à un papillon : « Toi qui as des ailes va voir du pays. » Et ce n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd ! Ma licence de gestion en main, en 1978, je décide de
    continuer mes études en Grande-Bretagne. Mais le destin m'a mené plutôt en France</span>
  </div>
  <div style="margin: 7.5pt 0cm; line-height: normal" align="justify">
    <span style="font-size: 12pt; text-transform: uppercase; color: #c00000; letter-spacing: 0.75pt">Comment?</span>
  </div>
  <div style="margin: 7.5pt 0cm; line-height: normal" align="justify">
    <span style="font-size: 12pt; color: black">De passage chez un cousin à Paris, un copain m'a invité chez lui à Rouen, ville que je n'ai plus quittée, m'inscrivant à un diplôme de troisième cycle
    (DESS) en gestion d'entreprises, puis à un DEA en affaires internationales. Par la suite, à l'automne 1978, j'ai fait la rencontre du responsable de l'étude de faisabilité du fameux pont entre Le
    Havre et Honfleur, par hasard dans un café. J'ai été un des premiers à être embauché. J'ai travaillé deux ans durant sur les études de viabilité du projet comme assistant de recherche. Par la
    suite, j'ai occupé le poste d'enseignant d'économie et de gestion dans un lycée pour le niveau terminal.</span>
  </div>
  <div style="margin: 7.5pt 0cm; line-height: normal" align="justify">
    <span style="font-size: 12pt; text-transform: uppercase; color: #c00000; letter-spacing: 0.75pt">Et comment vous-êtes vous retrouvé au Canada?</span>
  </div>
  <div style="margin: 7.5pt 0cm; line-height: normal" align="justify">
    <span style="font-size: 12pt; color: black">J'étais inscrit au programme de doctorat en gestion à Rouen mais je voyais qu'il n'y avait pas de débouchés en France. J'ai donc décidé de m'inscrire à
    l'Université de Montréal pour préparer un PhD en économie. J'ai pu travailler comme assistant de recherche à l'université en économie tout en poursuivant des études en doctorat.</span>
  </div>
  <div style="margin: 7.5pt 0cm; line-height: normal" align="justify">
    <span style="font-size: 12pt; text-transform: uppercase; color: #c00000; letter-spacing: 0.75pt">Comment c'était l'immigration à l'époque?</span>
  </div>
  <div style="margin: 7.5pt 0cm; line-height: normal" align="justify">
    <span style="font-size: 12pt; color: black">À l'époque c'était plus facile. D'abord, le contexte international le permettait. Ensuite, il y avait peu d'immigrants et presque pas de difficultés
    pour travailler et s'intégrer. D'ailleurs, la plupart des immigrants étaient très appréciés des Québécois, et le gouvernement de René Lévesque encourageait les étudiants étrangers issus du
    Maghreb en leur accordant des avantages comme de payer les mêmes frais d'études que les Québécois.</span>
  </div>
  <div style="margin: 7.5pt 0cm; line-height: normal" align="justify">
    <span style="font-size: 12pt; text-transform: uppercase; color: #c00000; letter-spacing: 0.75pt">C'était la belle vie?</span>
  </div>
  <div style="margin: 7.5pt 0cm; line-height: normal" align="justify">
    <span style="font-size: 12pt; color: black">Oui, en quelque sorte. Il ne faut pas oublier que je ne bénéficiais d'aucune bourse et que je devais travailler à l'université pour subvenir à mes
    besoins. Par ailleurs, je me rappelle que j'allais carrément reprendre l'avion pour Boston le jour de mon arrivée à cause d'une tempête monstre. C'était le 8 janvier 1982.</span>
  </div>
  <div style="margin: 7.5pt 0cm; line-height: normal" align="justify">
    <span style="font-size: 12pt; text-transform: uppercase; color: #c00000; letter-spacing: 0.75pt">Comment se passait la vie entre compatriotes?</span>
  </div>
  <div style="margin: 7.5pt 0cm; line-height: normal" align="justify">
    <span style="font-size: 12pt; color: black">J'habitais avec un ami à une centaine de mètres de l'université, sur la rue Jean Brillant qu'on a fini par surnommer Belcourt car plusieurs Algériens
    boursiers de la SONATRACH y avaient élu domicile. C'était aussi le Mondial de soccer en Espagne où l'Algérie a battu l'Allemagne. C'était très dur pour nous car on était en période d'examens et
    aucune chaîne ne retransmettait les matches Il fallait aller à Ottawa pour récupérer les journaux et avoir les nouvelles du pays.</span>
  </div>
  <div style="margin: 7.5pt 0cm; line-height: normal" align="justify">
    <span style="font-size: 12pt; text-transform: uppercase; color: #c00000; letter-spacing: 0.75pt">Comment ça se fait qu'un économiste comme vous ait brassé des affaires en informatique?</span>
  </div>
  <div style="margin: 7.5pt 0cm; line-height: normal" align="justify">
    <span style="font-size: 12pt; color: black">En 1987, j'ai démarré l'entreprise BTI avec mon ami et partenaire Bachir Halimi, lui aussi originaire d'Algérie. Notre concept était d'introduire la
    technologie du minitel (vidéotex) au Canada en partenariat avec Bell Canada. BTI offrait le logiciel et l'hébergement et Bell le réseau. À l'époque cette technologie, l'ancêtre d'Internet,
    démarrait en France. En d'autres termes, on offrait des services télématiques comme l'achat en ligne des tickets des matches des Expos au Stade olympique, sur le réseau Admission. Guy Carbonneau,
    l'actuel entraîneur des Canadiens de Montréal, était l'un de nos collaborateurs dans notre démarche de lancer les services pour le grand public. Il commentait et répondait aux questions des
    amateurs par vidéotex vers la fin des années 1980.</span>
  </div>
  <div style="margin: 7.5pt 0cm; line-height: normal" align="justify">
    <span style="font-size: 12pt; text-transform: uppercase; color: #c00000; letter-spacing: 0.75pt">Mais pourquoi n'avez-vous pas réussi à introduire le minitel ici?</span>
  </div>
  <div style="margin: 7.5pt 0cm; line-height: normal" align="justify">
    <span style="font-size: 12pt; color: black">Le minitel a eu un succès fou en France mais pas au Canada car ici les gens payent un forfait fixe pour le téléphone contrairement à l'hexagone. Les
    Québécois avaient le luxe de tout faire par téléphone. En 1990, Bell a tranché pour le téléphone et a arrêté le réseau. Ainsi, le téléphone a tué le vidéotex.</span>
  </div>
  <div style="margin: 7.5pt 0cm; line-height: normal" align="justify">
    <span style="font-size: 12pt; text-transform: uppercase; color: #c00000; letter-spacing: 0.75pt">Comment avez-vous pu vous relancer?</span>
  </div>
  <div style="margin: 7.5pt 0cm; line-height: normal" align="justify">
    <span style="font-size: 12pt; color: black">Le destin fait bien les choses. Les Coréens qui suivaient de près nos activités et le développement de la technologie se sont manifestés et Korea
    Telecom a racheté notre produit. Avec l'argent de la vente on a créé, Halimi et moi, Médiasoft, en 1991. On s'est spécialisé dans le développement de logiciels pour gérer tout ce qui est
    télécommunication grâce à la technologie Computer Telephony Integration (CTI). On est passé du vidéotex à l'Interactive Voice Response (IVR). Soit le service téléphonique assisté par ordinateur.
    Le client ne parlait plus à l'humain mais à une machine. C'était le précurseur de la téléphonie IP en Amérique du Nord.</span>
  </div>
  <div style="margin: 7.5pt 0cm; line-height: normal" align="justify">
    <span style="font-size: 12pt; text-transform: uppercase; color: #c00000; letter-spacing: 0.75pt">Vous voulez dire que vous êtes derrière la machine qui nous aiguille quand on s'adresse à une
    compagnie ou une administration par téléphone?</span>
  </div>
  <div style="margin: 7.5pt 0cm; line-height: normal" align="justify">
    <span style="font-size: 12pt; color: black">Tout à fait. En 1995, nos premiers clients furent la Banque Royale et l'Université du Québec à Montréal. À l'UQAM, la première heure on a enregistré
    mille appels qui ont engorgé les 96 lignes téléphoniques mises en place pour l'inscription des étudiants. Ce fut le boum commercial. Médiasoft est devenu leader du CTI en Amérique du Nord avant
    de la vendre.</span>
  </div>
  <div style="margin: 7.5pt 0cm; line-height: normal" align="justify">
    <span style="font-size: 12pt; text-transform: uppercase; color: #c00000; letter-spacing: 0.75pt">Mais pourquoi avez-vous vendu?</span>
  </div>
  <div style="margin: 7.5pt 0cm; line-height: normal" align="justify">
    <span style="font-size: 12pt; color: black">C'est une décision d'affaires. Entre 1997 et 2004, il y a eu beaucoup de changements. Intel s'est jointe à notre tour de table et on a fusionné par la
    suite avec PRIMA télématique pour donner naissance à ELIX, racheté par Bell avant de devenir BCE-ELIX! On a décidé de vendre nos parts en cours de route, soit en 2000, car on n'était plus maîtres
    à bord.</span>
  </div>
  <div style="margin: 7.5pt 0cm; line-height: normal" align="justify">
    <span style="font-size: 12pt; text-transform: uppercase; color: #c00000; letter-spacing: 0.75pt">Et c'est quoi l'histoire de Dialexia?</span>
  </div>
  <div style="margin: 7.5pt 0cm; line-height: normal" align="justify">
    <span style="font-size: 12pt; color: black">Au cours de l'année 2000, j'ai recontacté Mohamed El Mohri (voir encadré) qui possédait une compagnie de services de téléphonie sur Internet. On a vu
    rapidement le potentiel de la technologie IP et on a misé sur une nouvelle façon de faire grâce au nouveau protocole Session Initiation Protocol (SIP) développé par l'Université Colombia de New
    York. C'est un protocole de communication pour transférer les télécommunications sur Internet. Au début, les gens nous ont traités de fous, mais depuis 2003-2004, des gros joueurs ont abandonné
    leur propre technologie, comme le cas de Cisco avec Skinny, et ont fini par adopter la technologie SIP.</span>
  </div>
  <div style="margin: 0cm 0cm 10pt" align="justify">
    &nbsp;
  </div>
  <p align="justify"></p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 11 Mar 2008 16:13:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">e448d8708b5f6a0cc84c2a5d035a601d</guid>
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