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 EN MARGE DU G8
Une Oranaise représentera l'Algérie au sommet du «J8»
 
Par H. Saaïdia/ Le Quotidien d'Oran 
 
C'est une Algérienne qui aura l'honneur de représenter le monde arabe et l'Afrique du Nord, notamment l'Algérie, au sommet junior «J8» qui se tiendra à Wismar, en Allemagne. Organisé par l'Unicef, ce sommet prévu en marge du G8, regroupera 74 jeunes provenant des cinq continents, qui auront à échanger leurs points de vue sur les grandes questions qui préoccupent les jeunes de la Terre et à présenter leurs propositions devant les chefs d'Etat présents lors du G8. C'est donc une Oranaise, Mlle Ismahan Benamar, lycéenne du lycée Gadiri Hocine à Sid El-Houari, qui a eu le mérite d'être choisie pour parler au nom des jeunes du monde arabe et de l'Afrique du Nord et exprimer leurs préoccupations mais aussi leurs propositions devant les chefs d'Etat qui seront présents au prochain G8. Les participants auront à débattre des principaux défis qui se posent au monde aujourd'hui : l'épidémie du VIH-SIDA, le phénomène de la drogue, le changement climatique, la pauvreté et les perspectives pour le développement économique en Afrique et les nouveaux enjeux pour l'économie mondiale. A la fin des débats, le J8 adressera un communiqué écrit reprenant les actions qui doivent être entreprises pour résoudre les problèmes mondiaux inscrits à l'ordre du jour du G8. Ce communiqué sera ensuite présenté aux dirigeants du G8.
 
 
 

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Ce que les milliards…

 

 

Ce que les milliards…ne pourront jamais acheter, Lynda vient de l’offrir à son pays: l’ image d’un beau pays bercé par la méditerranée et dont la culture est plusieurs fois millénaire. Une telle générosité, n’a pas de prix et ces déclarations auraient pu engendrer des retombées médiatiques bénéfiques pour l’Algérie et pour son tourisme naissan si…..

 

 

Par Youcef Bendada

 

C’est à une véritable ode à l’Algérie que Lynda Thalie s’est livrée aux lecteurs du quotidien canadien « La Presse » ce samedi 19 juillet 2008.

 

L’article qui lui est consacré, et qui fait partie d’une série, de sept portraits, d’ artistes dans la nature nous révèle une Lynda Thalie époustouflante d’amour pour sa patrie, pour la mer qui l’a bercée et pour sa culture plusieurs fois millénaire en  ce monde d’Amérique ou l’histoire de certaines grandes villes ne se compte qu’en quelques centaines d’années, à l’image de la ville de Québec qui fête avec faste ses 400 ans!

 

Immortalisée par l’objectif d’un photographe professionnel, elle nous apparaît telle une  sirène émergeant de l’océan et flottant sur un rocher bercé par l’eau d’un Saint Laurent (le fleuve) qu’elle a adopté pour s’en approprier la beauté, remplaçant ainsi cette Marée Nostrum qui a bercé son enfance et qui représente tant pour cette artiste, aujourd’hui épanouie et mère de jumeaux.

 

D’ailleurs, être mère pour Lynda, semble lui convenir parfaitement, puisque l’artiste que nous connaissions et qui vouait un amour infini à son pays d’origine, ne nous étonne pas en exposant en public cette profondeur d’âme que seuls un talent et une générosité sans limite peuvent exprimer.

 

Quel talent de poète que cette artiste  qui évoque Tipaza, cette cité, autrefois romaine, ou Camus, a écrit quelques unes de ses plus belles pages. Elle en parle et nous fait revivre, la magnificence de cette ville, qui fait partie du patrimoine de l’humanité en tant que site classé et protégé, tant sa richesse et sa beauté sont inégalables!

 

Lynda Thalie a offert ainsi, gracieusement, à son pays, l’Algérie, ce que des milliards de dollars, ne pourront acheter : la sincérité et l’amour désintéressé qu’un enfant du pays éprouve pour sa patrie. À la veille du lancement, en septembre 2008, de son troisième album « La rose des sables » qui contient le sublime « femme amoureuse » (Woman in Love) de Barbara Streisand, Lynda Thalie nous fait un cadeau plein de tendresse et d’affection.

 

 

 

La chanteuse Lynda Thalie
Photo Ivanoh Demers, La Presse

 

 

 

                                                   

 

Tipaza la romaine                                                    Tipaza aujourd’hui

 

 

Article de La presse

 

Le samedi 19 juil 2008

Lynda Thalie : une enfance à la mer

Alexandre Vigneault

La Presse

Chacun a un petit coin de verdure qui lui est cher. Dans le cadre de la série Grandeur nature, le photographe Ivanoh Demers et le journaliste Alexandre Vigneault lèvent le voile sur les paysages intimes de sept artistes. De son Algérie natale à la Rive-Sud de Montréal, la chanteuse Lynda Thalie n'a jamais perdu le goût de l'eau. Vivant désormais loin de la mer qui l'a vue grandir, elle s'est prise d'affection pour le fleuve Saint-Laurent.

«Regarder l'eau, c'est la première chose que je fais le matin et la dernière que je fais avant d'aller me coucher», assure Lynda Thalie. Poser les yeux sur une étendue d'eau chaque jour est pour elle un besoin presque aussi essentiel que d'en boire. Osons même avancer que ça lui est carrément vital. «Je pourrais vivre là où il n'y a pas d'eau, reconnaît-elle, mais je ne sais pas si je pourrais y être heureuse.»

 

La jeune chanteuse d'origine algérienne a de la chance. Derrière chez elle, sur la Rive-Sud de Montréal, il y en a de l'eau. Beaucoup, même. De son salon, on aperçoit d'abord un étroit lac artificiel qui s'étend sur plusieurs centaines de mètres. Plus loin, on voit la route 132 et enfin la force tranquille du Saint-Laurent. «Des fois, le dimanche matin, quand c'est bien silencieux, tu peux entendre les sirènes des bateaux», dit-elle.

Voir l'eau, c'est bien, mais la toucher, c'est mieux. Elle a donc pris l'habitude de fréquenter le parc de Sainte-Catherine. Pour sa plage en retrait du Saint-Laurent, pour les pique-niques aux abords du fleuve, pour les petites anses où l'on peut se tremper les pieds dans l'eau glacée, pour la vue sur les rapides de Lachine et pour le spectacle qu'offre parfois la voie maritime du Saint-Laurent. Le matin où La Presse l'a rencontrée, un cargo mouillait justement dans l'écluse Sainte-Catherine. «Ça c'est génial!» s'est-elle exclamée d'un ton presque enfantin.

 

Les bateaux, Lynda Thalie adore. Les petits voiliers de plaisance comme les gros navires. Elle est née à Oran, ville portuaire d'Algérie où est né le raï. Son père était militaire. Capitaine dans l'armée navale pour être plus précis. «Les marins sont tous très humbles, a-t-elle constaté. Ils ne savent jamais ce que la mer leur réserve. Ils l'aiment, mais ils la craignent. Il savent très bien qu'elle peut leur faire des misères.»

 

La mémoire de l'eau

 

Son enfance entière, d'Oran à Alger, a été marquée par le voisinage de la Méditerranée. «On était tout le temps près de l'eau, se rappelle-t-elle. On mangeait du poisson tous les jours.» Et si elle connaît les dangers qu'on peut courir en mer, les grandes étendues d'eau s'imposent d'abord et avant tout dans son esprit comme une image sécurisante. Elle l'oppose d'ailleurs à celle du désert qui est «comme une mer desséchée». «C'est pour ça qu'il est si déstabilisant», analyse la chanteuse.

 

L'eau est une matière favorisant l'inspiration à ses yeux. «Souvent, pour que les idées puissent arriver, il faut faire le vide. Observer l'eau, j'ai l'impression que c'est comme un mantra. Le vide se fait, expose-t-elle. C'est le lieu d'où les idées émergent.» Mais au-delà des considérations philosophiques, ou de ses impacts positifs sur la création, sa relation intime avec l'eau en est d'abord une de plaisir.

 

De sa jeunesse à Alger, elle retient tous ces étés passés à la plage. «On ne se demandait pas ce qu'on allait faire, on allait à la plage, c'est tout», se rappelle-t-elle. Bain de soleil et bain d'eau salée. Une fois là-bas, les uns et les autres faisaient aussi des pieds et des mains pour trouver quelqu'un pour les emmener en hors-bord. «On trouvait toujours», assure-t-elle, sourire aux lèvres.

 

«Je m'ennuie de ça», ajoute la chanteuse. Elle avoue même qu'un «petit tour en ponton» la comblerait. C'est dire l'ampleur de sa nostalgie! Pour compenser, sans doute, elle s'offre la totale quand elle a l'occasion d'aller dans le Sud. «Chaque fois, je fais un tour d'une journée en catamaran. Je m'installe juste là où on peut voir l'eau passer en dessous, précise-t-elle. Tu n'as jamais vu une fille plus heureuse!»

Le nec plus ultra des souvenirs d'enfance, ce sont toutefois les excursions à Tipasa, ville côtière située à environ 70 km à l'ouest d'Alger. Pour la plage, bien sûr, mais aussi pour les ruines romaines, érigées là même où les Phéniciens avaient établi un comptoir commercial. «J'adorais aller là, m'imaginer que des gens étaient passés par là 2000 ans avant moi et qu'ils avaient la même vue sur la Méditerranée, dit-elle. J'ai toujours sur moi un morceau de mosaïque que j'ai pris là-bas. Un tout petit morceau que je garde dans mon portefeuille. Il me rappelle cet endroit. »

 

 

 

 

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