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 EN MARGE DU G8
Une Oranaise représentera l'Algérie au sommet du «J8»
 
Par H. Saaïdia/ Le Quotidien d'Oran 
 
C'est une Algérienne qui aura l'honneur de représenter le monde arabe et l'Afrique du Nord, notamment l'Algérie, au sommet junior «J8» qui se tiendra à Wismar, en Allemagne. Organisé par l'Unicef, ce sommet prévu en marge du G8, regroupera 74 jeunes provenant des cinq continents, qui auront à échanger leurs points de vue sur les grandes questions qui préoccupent les jeunes de la Terre et à présenter leurs propositions devant les chefs d'Etat présents lors du G8. C'est donc une Oranaise, Mlle Ismahan Benamar, lycéenne du lycée Gadiri Hocine à Sid El-Houari, qui a eu le mérite d'être choisie pour parler au nom des jeunes du monde arabe et de l'Afrique du Nord et exprimer leurs préoccupations mais aussi leurs propositions devant les chefs d'Etat qui seront présents au prochain G8. Les participants auront à débattre des principaux défis qui se posent au monde aujourd'hui : l'épidémie du VIH-SIDA, le phénomène de la drogue, le changement climatique, la pauvreté et les perspectives pour le développement économique en Afrique et les nouveaux enjeux pour l'économie mondiale. A la fin des débats, le J8 adressera un communiqué écrit reprenant les actions qui doivent être entreprises pour résoudre les problèmes mondiaux inscrits à l'ordre du jour du G8. Ce communiqué sera ensuite présenté aux dirigeants du G8.
 
 
 

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Liberté(Dimanche 28 Octobre 2007)
 
Suite à l’arrestation de mohamed samraoui pour terrorisme
Madrid va-t-il extrader le félon colonel du DRS ?
L’ancien lieutenant-colonel des services algériens, Mohamed Samraoui dit Lahbib, a été arrêté en Espagne le 22 octobre dernier. Réfugié politique en Allemagne, il était, selon le mouvement Rachad, “sous le coup d'un mandat d'arrêt international délivré par la justice algérienne et relayé par Interpol”. Il s'agit de la première arrestation intervenant dans ce cadre d'un ancien officier de l'Armée algérienne en exil.
L’arrestation, lundi passé, à Benalmádena, en Espagne, de Mohamed Samraoui où il s’était rendu pour une conférence d’échecs a été révélée vendredi par le mouvement Rachad. Il en est membre fondateur au même titre que Mourad Dhina, Abbas Aroua, Rachid Mesli et Mohamed Larbi Zitout. Le mouvement précise que cette arrestation fait suite à “un mandat d’arrêt international relayé par Interpol”.
Il n’existe, cependant, aucune trace de ce mandat d’arrêt sur le site d’Interpol. Il semble que ce soit plutôt suite à une “commission rogatoire” algérienne que la justice espagnole ait agit. Il n’y a pas plus d’information pour l’instant sur les motifs ou les raisons ayant entraîné une action des autorités judiciaires espagnoles contre lui ni quant à son éventuelle extradition vers l’Algérie.
Mohamed Samraoui est un habitué, selon Rachad, des déplacements à l’intérieur des frontières européennes. “M. Samraoui, qui voyage régulièrement à travers les pays européens, n’a jamais eu à subir une telle épreuve et il est étonnant de voir les autorités espagnoles agir de la sorte”, précise le mouvement, ajoutant avoir pris attache avec les autorités espagnoles pour plaider sa cause. “Rien ne saurait justifier cette arrestation et l’Espagne qui a une place de première importance dans la région méditerranéenne se doit d’être le promoteur, au-delà de toute autre considération éphémère, de l’État de droit, de la démocratie et du respect des libertés”, précise le mouvement Rachad sur son site Internet. La justice espagnole n’est pas loin d’être accusée de “complaisance” envers son homologue algérienne. Réfugié politique en Allemagne, Mohamed Samraoui est considéré comme étant l’un des plus fervents défenseurs de la thèse du “qui tue qui ?” et porte-parole du mouvement algérien des officiers libres, les déserteurs de l’Armée algérienne. Il se présente comme ayant été le numéro deux de la direction du contre-espionnage de mars 1990 à juillet 1992. L’ex-lieutenant-colonel Mohamed Samraoui est considéré comme le plus haut officier de l’armée en exil. Né en 1953, il avait rejoint l’ANP en 1974 pour la déserter en 1996. Depuis, il aura surfé sur la vague “qui tue qui ?” publiant en 2003 Chroniques des années de sang.
Livre dans lequel il incrimine les services où il était affecté d’avoir instrumentalisé la donne islamiste. L’ouvrage a été, il faut le dire, largement médiatisé par les médias marocains et français hostiles à l’Algérie. Il jouit d’une réputation sulfureuse à Alger. Ses prises de position lors du procès opposant Habib Souaïdia au général Khaled Nezzar et ses multiples interventions sur les chaînes étrangères, notamment Al-Jazeera, lui ont valu les qualificatifs de “traître” et de “transfuge”. Mais au-delà de ses attaques contre l’Algérie, Mohamed Samraoui alias Habib a été toujours à la rescousse du royaume du Maroc. On se souvient d’un entretien publié le 6 juin 2005 dans la Gazette du Maroc et dans lequel il affirmait, juste pour appuyer les thèses marocaines sur le Sahara occidental, que “les généraux algériens étaient capables de provoquer la guerre contre le Maroc”.
Son arrestation et son éventuelle extradition vers l’Algérie constituent une première même si l’on ne connaît pas encore les raisons ayant poussé les autorités judiciaires espagnoles à agir.

Samar Smati
 
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