ou
Il ne suffit pas de briller un jour pour entrer
dans la postérité pour toujours.
Blednet
En effet, ceux qui connaissent la signification de l’expression « la solitude du coureur de fond » n’ignorent pas la colossale
somme d’efforts que le coureur devra déployer pour demeurer en tête ou à défaut de rester dans la course à laquelle prennent part des sportifs qui n’ont en tête que de la mener à terme. Pour les
vrais compétiteurs, l’exploit n’est pas de gagner à tout prix la course mais la finir, même très loin derrière mais avec honneur. C’est là l’exploit du coureur de fond.
En général, les compétiteurs doivent réunir un grand nombre de qualités : volonté, discipline, effort, encore de l’effort et surtout de
l’abnégation et de la continuité pour espérer s’aligner dans ce type d’épreuve d’endurance. Comme il est nécessaire qu’ils fournissent une bonne dose de régularité dans leur préparation. La
fougue seule, ne suffit pas. Il faut lui ajouter une bonne dose d’intelligence et du travail.
C’est la même formule qui s’applique aux âmes généreuses qui décident par exemple de faire du bénévolat au profit de leur communauté, qui en
demande, car l’adversité et les difficultés de la vie en cette province ou il ne peut faire bon vivre que lorsqu’un minimum de confort est atteint. Ces âmes charitables ne doivent et ne devraient
pas avoir d’autres desseins que de mener à bien leur désir, celui de faire du bien. C’est une vocation. Comme toute vocation, elle ne doit pas cacher des objectifs autres que l’altruisme et
servir de tremplin à des buts inavoués destinés à satisfaire des intérêts personnels.
Le désir de faire du bien doit être l’unique motivation de ces bénévoles qui doivent mettre en sourdine leurs appétits de conquêtes des voix pour
se faire élire en usant de subterfuges et de ficelles vieilles comme le monde pour endormir et embobiner les âmes crédules. On ne bâtit pas une carrière sur du bluff, ni sur des alliances
futiles, bancales et qui peuvent s’avérer inutiles.
Vouloir se donner du crédit populaire et se fabriquer une image d’éclairé est la pire des choses pour ceux qui sous le couvert de travailler pour
la communauté s’offrent des tribunes pour leur desseins et projets politiques. Libres à eux de s’engager dans de telles entreprises. Ils sont même à encourager. Toutefois ils doivent se
garder d’être conséquents et ne pas se servir des instruments de la communauté et l’utiliser comme marchepied dans leur aventure.
La politique est une profession. C’est un métier et cela s’apprend. Cela s’apprend comme on apprend à être cordonnier ou plombier. Devenir
politicien par vocation est un phénomène rare. Une bonne dose de conviction et une foi inébranlable en la fonction sont deux éléments incontournables à réunir pour celui qui envisage d’embrasser
cette redoutable profession qui met à nu le candidat.
Dans le cas qui nous intéresse, l’exemple le plus frappant est celui de cet animateur amateur qui a fonctionné à l’esbroufe et qui a piétiné le
corps de ses amis « chroniqueurs », vocable qu’il utilise à tord et travers dont il se gargarise de son utilisation pour se qualifier aux yeux des autres.
Chronique d’une mort annoncée.
Ainsi, il a préféré vendre son âme au premier venu et a renié ses convictions (s’il en a ?) à la première occasion qui s’est présentée. Ces
spécimens sont de la race qui marcherait sur le corps de leur mère, oui sur celui de leur mère, pour arriver à ce qui leur parait être l’ultime but de la vie.
C’est un peu de l’innocence me direz vous qui a fait précipiter notre animateur qui croyait prendre et qui se réveille groggy au lendemain d’une
certaine élection. Sans risque de nous tromper, il était le seul à croire en ses chances, alors tout indiquait une déroute spectaculaire. L’impopularité était telle que les résultats n’ont
effrayé personne. Ils étaient même conformes aux prévisions. Ainsi, pour avoir manqué de clairvoyance et de franchise notre candidat a raté sa sortie. L’intrigue et la malhonnêteté ne
peuvent conduire qu’à l’échec. Ceux qui en usent se destinent à une mort (politique) annoncée.
Dieu, si les élus pouvaient être nommés par décret, il aurait probablement été pistonné pour cela. Les relations qu’il a établies et entretenues
ces deux dernières années auraient pu l’aider. Mais ce n’est pas ainsi que ce processus se déroule. Le suffrage universel et l’expression populaire sont là pour signifier aux apprentis que ne
doit pas prendre les électeurs pour ce qu’ils ne sont pas. Ils savent discerner entre celui qui choisit la voie détournée pour voler les suffrages et celui qui se bat pour les gagner, avec
honnêteté.
Il ne suffit d’être adulé un jour et décrit comme modèle cité en exemple dans un journal communautaire pour se prendre pour le messie. Il
faut avoir le souffle qui permet de se surpasser et de tenir la route longtemps. On n’endort pas ses électeurs avec de l’a peu près et en usant du sempiternel motif de « Je travaille
pour la communauté » pour se placer sur le haut de la marche. Il faut mériter cette distinction. Par le travail et par la continuité. Le mandat électif est une reconnaissance de sa
communauté, par lequel, l’élu est appelé à parler en son nom. C’est avec de la continuité et du courage qu’on se forge une image sans égratignure.
Pour en finir de rouler des mécaniques!
Malheureusement, et c’est bien naturel, il arrive que les journalistes soient bien crédules et font des portraits hâtifs sur un individu qui
parait être exemplaire sur l’instant, parce qu’il bouge et qu’on le voit traiter de nombreux sujets (du soufisme en passant par la discrimination et la poterie à l’exégèse du Saint Coran...pour
ne citer que quelque exemples de sa factice expertise). On l’aurait pris pour un érudit n’était sa fatuité et sa suffisance qui ont fini par exacerber le sentiment de rejet qui s’est généralisé
pour s’exprimer lors des élections du 17 mai 2007. L’intrigue contre les autres acteurs communautaires ne mène nulle part. Ou plutôt si. Elle mène directement droit contre un mur.
Enfin, oui, les journalistes peuvent se tromper en décrivant des personnes. C’est leur travail de révéler à la communauté ceux qui paraissent se
soucier de leur état et qui consacrent un temps important à chercher à solutionner certains de leurs problèmes. Ils peuvent même être l’objet de tromperie. Mais le temps est révélateur. Il permet
de se rattraper et alors vient le moment de « séparer le bon grain de l’ivraie ».
Désormais, on a à faire à un autre homme.
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